iPhone apps, payantes ou gratuites financées par de la pub via Adwhirl ?
Le mythe du "moins c'est cher, plus c'est rentable" retrouve-t-il une seconde jeunesse ?
C'est en quelque sorte une suite au post de mai dernier (souvenez-vous !) où se posait brièvement la question des applications iPhone gratuites financées par de la pub.
Le constat est simple et tient en quelques chiffres :
- A ce jour les développeurs souhaitant rentabiliser leurs applications iPhone les mettent en vente via l’App Store. Apple leur reverse 70% du chiffre d’affaires généré.
- Ils ont aussi la possibilité de les proposer gratuitement en insérant des bandeaux de pub.
- Selon une étude publiée par Admob, sur ces 50.000 applications, seules 5% atteindraient plus de 100.000 téléchargements.
- seules 25% des applications de l'App Store sont gratuites,
- et elles représentent 95% des téléchargements.
Donc proposer une application gratuite favoriserait sa diffusion, et sa rentabilité si seulement une application gratuite pouvait générer des revenus. C'est en tout cas le postulat d'Adwhirl, une plateforme de publicité mobile qui a levé 1 million de dollars il y a quelques semaines.
Note : Avec son million en poche, Adwhirl prévoit de dupliquer son concept sur Google Android, Blackberry et Palm Pre.
Selon Adwhirl, être dans le top 100 des applications pourrait permettre de générer entre 400 et 5,000 USD de revenus publicitaires (la fourchette est large...) par jour (si, si par jour) selon le nombre de bandeaux et de la fréquence avec laquelle l’utilisateur va se servir de l’application -- qui, selon Pinch Media décroit de façon exponentielle au fur et à mesure du temps qui passe. Et sur le web, comme sur le mobile, il passe très très vite. En gros, c'est dans les deux premiers mois que se fait la récolte. Et Adwhirl pourrait vous y aider avec un CPM de 2 USD en moyenne (ce que signifie en clair que chaque pub affichée 1000 fois rapporte 2 USD).
A titre d'exemple, personnel et sans valeur scientifique : TwitterFon,
un client gratuit twitter fort acceptable utilise AdWhirl. Il existe
également une version pro sans pub disponible pour 4,99 USD.
Comme beaucoup de personnes de mon entourage, j'utilise Tweetie.
Il n'existe pas de version gratuite mais pour 2,99 USD la version sans
pub propose plus de fonctions avec une ergonomie plus fluide et une
expérience utilisateur bien plus agréable que les deux versions de TwitterFon.
De là à dire qu'une bonne application, bien développée a plus intérêt à passer par le payant de l'App Store, tandis qu'une application moyenne ou éphémère/ludique dont on se lasse rapidement (fut un temps iFart générait 2 000 USD/jourde revenus via Adwhirl) aurait plutôt intérêt à être gratuite financée par de la pub, il n'y a qu'un pas que je franchirais si je connaissais les revenus générés exacts par les unes et les autres. Mais empiriquement, il me semble que la différence se joue là !
A tenter, ou à ne pas tenter ?
Pour : Dans le flot des 50 000 applications (et leur nombre augmente chaque jour), n'est-ce pas les premiers balbutiements d'une autre façon de se donner un peu de visibilité sur un marché déjà fortement encombré et pas encore mâture ?
Contre : Chat échaudé, craignant même l'eau froide, ces scenarii
- ressemblent fortement à l'âge d'or du web 2.0 où tout le monde devait devenir millionnaire en proposant des services webs gratuits financés par de la pub, pour finalement aujourd'hui s'arracher les cheveux pour enfin monétiser.
- ne semblent pas tenir compte des spécificités du mobile en calquant sur une approche pas toujours efficace du web. Parce qu'à la différence d'un écran d'ordinateur, un mobile -- iPhone ou pas -- est personnel, chargé d'une valeur affective particulière, géolocalisable, dans la majorité des cas ouvert en permanence et toujours à portée de main. Une plateforme de pub mobile devrait donc pouvoir faire plus créatif et plus innovant, non ?








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